Chaque mois, dans notre newsletter mensuelle, nous proposons de découvrir (ou redécouvrir) un sport et sa pratique lyonnaise. 

 

Sur cette page, nous allons mettre à disposition l’ensemble des articles que nous avons réalisé. 

Un mois, Un sport

Découvrez le sport du mois

Mois d'Octobre

Zoom sur la capoeira

Le froid hivernal arrive finalement avec le mois d’octobre, mais pour vous réchauffer nous allons faire un tour en Amérique latine  pour vous présenter le sport du mois : la capoeira !

Une danse guerrière ou un art martial élégant ?

     Les origines de la capoeira remontent au 16e siècle à une époque où la récente découverte des Amériques par les puissances européennes amène une vague de colonisation. À ce moment le commerce intercontinental très lucratif est en plein essor et de nombreux esclaves sont achetés en Afrique puis déportés vers l’Amérique pour répondre au besoin de main d’œuvre.  C’est dans ce contexte que de nombreux hommes et femmes seront débarqués dans les ports de Rio de Janeiro et Salvador de Bahia au Brésil pour travailler dans les plantations portugaises.

Poussé par une volonté de liberté et d’émancipation ce peuple esclave se met peu à peu à développer des techniques d’auto-défense en s’inspirant de méthodes de combat africaines. Cependant, ce n’est pas sans difficultés car la pratique se heurte vite à l’emprise des colons. En effet, toute formation au combat ou rixe est alors considérée comme subversive par les portugais et devient prohibée ainsi que sévèrement punie.

Mais les opprimés n’en restent pas là, pour ne pas attirer le regard des surveillants ils vont déguiser leurs entrainements en l’une des seules choses qui leur reste accessible : le jeu.

 Entourés par la roda qui se forme, enveloppés par la musique et les chants des individus, les premiers pratiquants de cet art martial naissant pouvaient alors s’exercer sous le couvert des rites et du folklore africain. Une configuration qui permet à chaque passage du maitre de masquer un coup de pied en acrobatie, une esquive en pas de dance et un combat en chorégraphie.

La capoeira était alors née, véritable art martial qui par ses racines mêle combat, acrobaties et musiques qui restera au cours de l’histoire du Brésil un symbole de lutte face à l’oppression des plus démunis.

L'importance de la musique

     

La capoeira se démarque des autres arts martiaux par sa dimension musicale indissociable de la pratique elle-même.

 En effet, c’est elle qui guide le capoeiriste lors de la roda par le tempo imposé qui selon la légende « fait battre le cœur du capoeiriste ». En cela les musiciens ont directement la possibilité d’influer sur la tension et l’intensité du combat dans la roda. Une ouverture de jeu qui se veut en général calme avec des musiques lentes mais pouvant s’échauffer via l’énergie transmise par tous les participants lors du jeu et des chants.

 Le chef d’orchestre est le berimbau, instrument en forme d’arc sur lequel on frappe la corde métallique avec un bâtonnet en bois appelé « baqueta ». C’est l’élément principal de la formation, positionné au centre des musiciens il guide le rythme et choisit les chants. A côté de cela on retrouve des percussions comme le pandero un tambourin typique du Brésil et l’atabaque qui est un long tambour conique d’origine africaine.

En plus des instruments s’ajoutent les chants traditionnels transmis oralement pendant des siècles. Ces chants ont la plupart du temps une signification qui relate des événements historiques, les valeurs de la capoeira ou bien rendent hommage à des personnes reconnues dans cet art martial.

C’est le joueur du berimbau qui chante mais il est suivi par toute la roda qui l’accompagne lors des chœurs souvent présents pour donner lieu à un échange permanent entre les deux.

Le maitre se doit donc de former ses élèves musicalement et une partie des entrainements y sera dédiée. Cet aspect n’est pas à négliger et deviendra de plus en plus important avec la progression. En effet, malgré un excellent niveau de combat le capoeiriste pourrai se voir repousser son passage de grade si le maitre estime qu’il n’est pas assez bon ou impliqué en musique.

 

La Capoeira à Lyon

La capoeira est une discipline très présente dans la métropole lyonnaise. De nombreux maitres brésiliens sont depuis une trentaine d’années venu s’installer en Europe pour partager leur art martial et leur culture avec les pratiquants.

 On retrouve à Lyon l’association Gingando affiliée au groupe de capoeira Senzala qui forme des capoeiristes en plus de proposer de la danse Brésilienne des stages pour tous les âges.

 De plus cette année ils sont à l’initiative de la 7eme édition du festival BrasiLyon qui s’est tenu du 26 février au 8 mars dernier. Au programme de l’événement bien évidemment capoeira, danse, musique mais aussi peinture et cinéma où vous pouviez découvrir les œuvres des artistes brésiliens Guga Santos et Filipe Galvon.

 Parmi nos clubs adhérents on retrouve également la MJC confluence qui anime trois sessions de capoeira par semaine.

 

Pour contacter les associations de Capoeira

Gingando Capoeira : ici

MJC Confluence       : ici

 

 

Culture brésilienne au rendez-vous !

Quelques mots clés :

La ginga : posture de base adoptée en combat comparable à une garde mais mobile. 

 la roda : désigne le cercle formé par les pratiquants et dans lequel deux personnes vont jouer.                                      

Batizado : baptême qui va durer plusieurs jour ou s’enchaînent entrainements, roda et festivités pour aboutir au passage de grade.

Un style de combat très complet

     La capoeira est un art martial très complet qui se base principalement sur des techniques de pied dont l’aspect parfois spectaculaire n’enlève rien à leur efficacité en combat lorsqu’ils sont maitrisés. On peut aussi y retrouver en quantité plus limité des frappes faisant appel à la tête, aux genoux ou bien aux coudes ainsi que quelques prises de jiujitsu brésilien qui viennent compléter parfaitement le répertoire du capoeiriste.

 D’autre part les esquives enseignées demandent souvent un passage au sol pour y prendre appuie avec les mains et parfois se terminer en roue ou autre acrobatie. Et pour lier tout cela la « ginga » fait office de posture de base durant laquelle le pratiquant réalise un jeu de jambe caractéristique lui permettant de se protéger ou bien d’initier un coup voir une esquive rapidement.

 

La philosophie de la Capoeira

     

        Depuis son origine la capoeira n’a pas changée et se pratique autant que possible dans sa forme traditionnelle au sein de la « roda ». Ce terme désigne le cercle formé par les pratiquants notamment lors des rassemblements entre les différentes associations ce qui est autant l’occasion de faire la fête que de se mesurer à d’autres écoles. Dans le cercle on retrouve les musiciens qui portent la roda par le rythme accompagnés du chant de toutes les personnes. Au centre les capoeristes se retrouvent à deux pour pratiquer.

La capoeira se distingue des autres sports de combat et art martiaux par un élément essentiel le « jogo » ou jeu. Lorsqu’il entre dans la roda, le capoeriste ne se bat pas mais il joue avec son adversaire. Aucun but précis dans cette discipline, mais un simple échange par le corps entre les deux individus qui peux aboutir à bien des scénarios différents selon l’ambiance et les relations entre les personnes. D’un simple échange de coup sans touche, à un ballet d’acrobatie pour montrer son agilité à l’adversaire en allant jusqu’à un véritable combat. 

Tout est possible dans une roda où chaque membre de l’assemblée peu quand il le désire y entrer en prenant la place de l’un des deux capoeristes. La hiérarchie y est néanmoins présente et il est mal vu de sortir de la roda  une personne bien plus gradée que soit.

                                  Berimbau et sa calebasse

Le passage des grades

 

          Comme dans la plupart des art martiaux le capoeiriste va orner sa tenue d’un élément attestant de son grade. Dans la pratique actuelle on retrouve des cordes de couleurs qui font office de ceinture. Des foulard sont parfois utilisés en hommage aux anciens capoeiristes qui portaient des foulards de soie autour du cou pour se protéger des lames de rasoir. Les pratiquants vont passer par sept grades en tout : élève, élève gradé, instructeur, professeur, contremaître, maître puis grand maître. À partir du titre d’instructeur il est possible de gérer des entrainements ponctuellement mais la formation d’un groupe de capoeira nécessite d’être au moins professeur.

Le passage à un grade supérieur n’est pas règlementé par des prérequis claires mais laissé libre à l’appréciation du maître du pratiquant. Celui-ci prend en compte beaucoup d’aspects différents tel que le niveau de pratique du combat, l’ancienneté mais aussi les qualités musicales du capoeiriste qui se doit de savoir jouer des instrument animant la roda ainsi que les chants traditionnels.

 

                      Batizado Gingando Capoeira 2019

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